Les 75 ans du Tour d’Espagne (« La Vuelta »)
À première vue, le cyclisme professionnel est l’un des sports les plus ennuyeux pour les téléspectateurs. Les grands tours durent trois semaines et l’action se réduit à faire du vélo, pendant de nombreux kilomètres, jour après jour. Mais aussi monotone que cela puisse paraître, en réalité c’est un sport qui demande beaucoup de travail en équipe, d’innovation technologique et de stratégie.

Le Tour d’Espagne aura 75 ans en 2010. Les premières éditions comprenaient moins d’étapes (14 au lieu de 21), mais les étapes dépassaient généralement les 250 km. Ce qui impliquait donc de faire du 25 km/heure, pendant 10 heures par jour, pendant 2 semaines… ce n’est pas précisément ce qu’on peut appeler une petite promenade de santé au parc.
Cette édition de « La Vuelta » commencera à Séville et comprendra 21 étapes, d’une longueur moyenne de 170 km chacune. Les étapes, bien que plus courtes que dans les éditions antérieures, comprennent cependant des côtes et des montées particulièrement raides et ardues. Il y aura aussi des sprints à l’arrivée et des étapes finales explosives. Si vous louez des appartements à Séville le 28 août, vous pourrez assister au départ impressionnant du Tour d’Espagne, qui traversera toute la ville. À partir de cette nuit-là, débutera une course contre la montre effrénée, pleine de sueur et de montées, qui terminera à Madrid le 19 septembre.
Les premiers cyclistes ont parfois été disqualifiés des grands tours pour triche, comme grimper des montées difficiles avec le vélo attaché à une voiture, ou jeter des clous sur les chemins pour faire du tort aux autres équipes participantes. Le dopage est également un problème qui existe depuis les débuts du cyclisme : les premiers cyclistes prenaient déjà de la cocaïne, de strychnine et de l’alcool pour pouvoir tenir sur de longues distances.
Cette année par exemple, il y a de nombreuses rumeurs au sujet de l’exclusion de la course l’équipe de Radio Shack pour cause de dopage. Ce n’est pas que le cyclisme soit un sport moins honnête que les autres, mais c’est qu’au fond on exige beaucoup plus des cyclistes que des autres athlètes. On leur demande d’aller toujours plus vite, bien qu’on soit bien incapable d’en faire de même. Le cyclisme nous émeut car il représente la fusion de l’homme et de la machine, de la détermination et de la tranquillité nécessaire pour affronter des défis toujours plus grands et difficiles .






